La maison fantôme
Tranche de Vie
La maison fantôme
Catégorie :
Tranche de Vie
Créé le :
20 mars 2005 16h33 par paranormalactivity
Modifié le :
23 janv. 2006 12h41
Visité :
100310 fois
Cette semaine :
18 fois
Description :
Bonjour à vous nobles visiteurs je vous souhaite la bienvenue sur mon blog traitant du paranormal et en particulier des esprits et des fantomes.Vous y trouverez des photos,des tests psychologiques,des légendes urbaines et bien d'autres choses.Regle d'or:respectez les témoignages de chacun et ceux qui y croient.Il y a évidemment des canulars mais d'autres choses peuvent paraitre étonnantes incroyables et inquiétantes. Assez parlé je vous invite désormais à entrer dans cette maison fantôme appelée ainsi pour faire référence aux attractions de parc.Entrez et évitez de trop trembler pour ne pas réveiller les esprits... Bonne visite... P.S:il est fortement deconseillé de faire les experiences dangereuses pour des raisons evidentes.Si vous tenez a faire du spiritisme faites le avec des gens qui s y connaissent et ne le faites pas par jeu.
|
|
|
| Créé le : |
22 mai 2005 18h35
|
Article posté par : |
Web |
|
N'avez vous pas entendu parler de cet homme en Grande Bretagne retrouvé un jour de pluie sur une plage du sud du pays, hagard, habillé en costume classe de musicien classique, muet et amnésique?
La police tenta de l'interroger en vain, ils parvinrent juste à lui faire pointer du doigt le drapeau Suédois (maintenant l'est-il?).
M. Camp ( qui suit cet homme ) avait déjà déclaré que l'homme, désormais placé dans une unité psychiatrique dans le nord du Kent, était agité et inquiet.
"Je ne peux m'approcher de lui à moins d'un mètre sans qu'il ne devienne très anxieux. Mais au piano, il revit. Je peux me tenir près de lui et il ne s'en aperçoit pas. C'est extraordinaire", avait-il expliqué.
C'est en lui tendant un papier et un crayon, pour tenter de lui faire écrire son nom, que le personnel du Medway maritime hospital de Gillingham - où le "piano man" avait d'abord été hospitalisé - avait découvert ses talents de virtuose.
Au lieu d'écrire, l'homme avait dessiné dans les moindres détails... un piano à queue. Conduit devant le piano de la chapelle de l'hôpital, il avait dévoilé ses talents en jouant pendant des heures.
Les enquêteurs cherchent toujours à vérifier quelque 300 noms reçus depuis qu'un appel à témoins a été lancé dimanche dernier pour essayer d'identifier ce virtuose aux cheveux clairs et au regard mélancolique qui n'a pas prononcé un mot depuis le 7 avril.
Qui est-il?Qu a t il vecu pour etre enfermé dans ce mutisme?D'ou vient il?Un voyage dans le temps qui aurait mal tourné?
Le mystere reste entier...
|
| Le Mary Celeste,vaisseau fantôme. |
|
| Créé le : |
23 mai 2005 11h15
|
Article posté par : |
Web |
|
L'histoire de la Mary Celeste baigne dans le mystère le plus profond et elle a fait rêvé des millions de personnes.
Le Mary Celeste fait son dernier voyage en novembre 1872. En effet, le capitaine Brigg et le capitaine Morehouse s'apprêtent à traverser l'océan Atlantique, l'un sur le Mary Celeste, l'autre sur le Dei. Le capitaine Brigg, à bord du Mary Celeste, est accompagné de sa femme et de sa fille de 2 ans. Il quitte New York le 7 novembre 1872 et met le cap sur Gibraltar. Quelques semaines plus tard, le capitaine Morehouse aperçoit un navire qui erre vers l'archipel des Açores. Il reconnaît tout de suite le voilier de son ami, le Mary Celeste.
Le capitaine et ses hommes montent à bord et découvrent un bateau fantôme. Il n'y a plus âme qui vive sur le Mary Celeste ! Aucune trace de vie humaine, que ce soit le capitaine, sa famille ou les marins. Et cependant, le bateau est intact. Il ne semble pas avoir été abîmé par une tempête ni avoir subi une attaque de pirates. Aucune trace de sang ou de bagarre. Et il manque un canot de sauvetage. Le capitaine Morehouse rentre à Gibraltar une semaine après. Une enquête est ouverte : les policiers soupçonnent d'abord Morehouse d'avoir monter toute l'histoire avec le capitaine Brigg pour toucher l'argent de l'assurance.
Les hypothèses
Que s'est-il passé à bord du "Mary Celeste" ? De nombreuses hypothèses ont été avanceés.
Flood, procureur général de cette affaire, propose deux hypothèses :
- L'équipage du "Mary Celeste" s'est enivré avec l'alcool à bord du bateau (sept tonneaux ont été retrouvés vides). L'équipage a assassiné le capitaine, un certain Brigs, ainsi que sa femme, sa petite fille et le lieutenant. Les marins auraient ensuite volontairement endommagé le vaisseau pour donner l'illusion d'avoir été contraints de l'abandonner, puis ils seraient partis sur les canots de sauvetage. Mais comme aucune trace de violence n'a été constatée à bord du bâtiment, cette explication ne convainc pas tout le monde.
- Les deux capitaines (Brigs et Morehouse) sont de connivence pour toucher la prime de sauvetage (ils avaient soupé ensemble un soir à New York et leurs bateaux étaient amarrés au même quai lors du chargement). Mais une telle mise en scène suppose beaucoup d'efforts pour un résultat somme tout modeste, l'équipage n'ayant reçu, pour la prime de sauvetage, que 8528 dollars, soit environ le cinquième de la valeur de la cargaison.
Deveau, lieutenant du "Dei Gratias" propose lui, que les marins effrayés par la grande quantité d'eau ayant envahi les cales, on ne sait pour quelle raison, auraient abandonné le vaisseau, pensant qu'il était perdu. Et l'équipage serait mort en mer.
Les années passant, des solutions toujours plus diverses sont proposées: attaque d'un poulpe géant, folie collective, empoisonnement, ou encore enlèvement extra-terrestres.
Mais cela n'a jamais été prouvé, en fait personne ne sait ce qu'il s'est véritablement passé. Le Mary Celeste a navigué encore pendant plus de dix ans,tout en étant considéré comme "maudit" par bien des marins.
Il a définitivement coulé près de l'île d'Haïti, dans la mer des Caraïbes, vers 1885. Le mythe du Mary Celeste est né ainsi mais il n'a été connu qu'en 1884, grâce au romancier britannique Arthur Conan Doyle, le "père" de Sherlock Holmes, qui a écrit une nouvelle basée sur l'histoire du Mary Celeste.
Il change le nom du bateau en ... Marie Céleste. Il imagine qu'une guerre a eu lieu sur l'océan et que l'équipage a été fait prisonnier par des ennemis. C'est ainsi que l'écrivain a rendu célèbre cette légende.
Puis, d'autres hypothèses ont étant émises, comme un monstre faisait fuir tout le monde ou le capitaine Brigg lançant un défi ou encore des extra-terrestres. Mais en fait, l'hypothèse la plus réaliste serait que le capitaine ait ordonné que tout le monde monte dans le canot de sauvetage parce qu'il craignait quelque chose. En effet, sur le navire, les marins ont laissé tous leurs objets personnels, ils sont donc partis rapidement.
Cette grosse panique pourrait avoir été provoquée par des gaz de fermentation émis par l'alcool. Le capitaine Brigg, ayant peur que le bateau explose, aurait fait évacuer tout le navire, après avoir ouvert les cales pour les aérer (elles étaient ouvertes quand le Mary Celeste a été retrouvé).
Mais aujourd'hui encore, seule la mer connaît le secret du Mary Celeste...
|
| Dernieres nouvelles du futur(1) |
|
| Créé le : |
23 mai 2005 13h46
|
Article posté par : |
Web |
|
M'aime-t-elle? Un peu? Beaucoup? Passionnément? A la folie? Auparavant, les marguerites faisaient les frais de ces interrogations sentimentales. Jusqu'à la création de Love Detector (détecteur d'amour), un logiciel qui analyse la voix pour y déceler d'éventuels émois.
Pour mettre au point cette machine, la petite société new-yorkaise V Entertainment a adapté une technologie empruntée au contre-terrorisme israélien.
Pour 49,95 dollars (39 euros), le "Love Detector" mesure la température émotionnelle d'une conversation sur une échelle de -1 (même une statue serait plus affectueuse) à 5 (Roméo et Juliette peuvent aller se rhabiller).
Il faut relier son téléphone fixe -pas un sans fil- à un ordinateur. L'appareil pour la connexion coûte 14,95 dollars (11,50 euros). Sur le PC opérant sous Windows, on peut alors lancer le logiciel Love Detector, qui jauge les émotions de la voix au bout du fil.
Sur l'écran d'ordinateur, le degré d'amour est représenté par une marguerite: plus elle a de pétales, plus l'interlocuteur est épris. Quand le thermomètre tombe dans le négatif, la fleur commence à se faner. Durant l'appel, le logiciel mesure aussi la concentration et l'embarras.
Love Detector utilise 8.000 formules mathématiques pour deviner 16 paramètres émotionnels.
Fonctionne-t-il? V Entertainment assure que les réponses de son logiciel sont justes à 96% et qu'il est utilisable dans toutes les langues et toutes les cultures. Il rappelle toutefois que cette machine ne peut avoir d'autre but que ludique.
|
| Dernieres nouvelles du futur(2) |
|
| Créé le : |
23 mai 2005 13h49
|
Article posté par : |
Web |
|
Le constructeur de jouet japonais Takara a annoncé le lancement prochain d'une machine à rêver qui permet d'orienter le cours de son rêve.
Cet "atelier du rêve" (Yumémi-kôbô) agit pendant le sommeil paradoxal en diffusant des parfums relaxants, de la musique sélectionnée en fonction du rêve désiré (à un niveau sonore qui ne gêne pas le sommeil), des enregistrements vocaux en boucle répétant le scénario que l'on souhaite rêver... Pour éviter les réveils brutaux et favoriser le souvenir de ses rêves, la machine allume progressivement la lumière et renforce peu à peu le niveau sonore.
|
| L homme qui vit les fées. |
|
| Créé le : |
23 mai 2005 15h10
|
Article posté par : |
Web |
|
Voici un temoignage ou plutot l extrait du journal intime de Louis Rossignol l homme qui a vu les fées.Simple recit sorti de l imaginaire?Veritable histoire?Personne ne le sait mais ce ci est tres troublant.Le temoignage est long mais je vous l ai condenser:
Je m'appelle Louis Rossignol, j'habite un village reculé du centre de la France au nom curieux de St Dizier Leyrenne . Ce village de la Creuse tient son nom du cours d'eau qui le traverse : la Leyrenne. Aujourd'hui, lundi 4 août 1928 (j'ai oublié de mentionner mon âge - c'est important, car certains me pensent gâteux, j'ai 68 ans.), j'ai vu des fées. Je rentrais par la route de Murat à St Dizier. Je hatais le pas, d'abord parce qu'on m'attendait, ensuite parce que le temps devenait très menaçant. Le ciel était noir sur Belleseauve, signe que l'orage n'allait pas tarder à arriver sur St Dizier. Cette route, si l'on peut appeler cela une route, est à découvert sur toute sa longueur. Seul un vieux chêne à mi-parcourt pourrait permettre de s'abriter si l'orage venait soudainement. Et ce que je redoutais ne manqua pas de se produire. Un grand crac retentit avant même que j'ai pu atteindre le chêne et quelques minutes après une violent averse s'abattit. Tout le monde sait bien qu'il ne faut pas s'abriter sous un arbre lorsqu'il y a de l'orage. Mais à mon âge, je ne vais pas m'allonger dans l'herbe au milieu des prés. Ce qui pour moi s'avèrerait beaucoup plus dangereux. Je risquerais de ne pas pouvoir me relever, de me coincer à tout jamais et d'attrapper la grippe ou un rhume qui me couterait la vie. Il faisait très sombre, et seuls les éclairs illuminaient le paysage quelques instants. Mais j'avais remarqué autre chose qui n'avait rien à voir avec les éclairs. Là où je sais que se trouve un ruisseau, en deçà de l'arbre où je me trouvais, il y avait comme des petites lumières. Pas des étincelles, non, des petites lueurs qui dansaient les une avec les autres. C'était très étrange. Ce phénomème ressemblait à des feux follets.Ce phénomème était beau et envoutant, mais aussi inquiétant. Je ne pouvais détacher mon regard de ces lueurs qui se reflétaient dans le cours d'eau et j'ai du mal à savoir combien de temps j'ai observé cela avant de bouger. J'ai toujours été très curieux. Alors je me lançais. Arrivé à quelques mètres, les lumières qui tourbillonnaient se figèrent en l’air. Je pensais immédiatement qu’elles m’avaient repérés. J’arrétais alors ma progression. Après avoir passé plusieurs minutes à s’observer mutuellement (j’imagine qu’elles m’observaient, bien qu’à ce moment là, je me demandais encore s’il ne s’agissait pas de gros insectes luisants). Les lumières reprirent leur activité tourbillonnante et moi, je repris ma progression. Arrivé à environ 3 mètres, je vis vraiment ce dont il s’agissait. Des fées, c’était des fées. Des petits êtres de sexe féminin avec des ailes dans le dos. Une lueur bleue phosphorescente émanait de leur corps. Elles jouaient ensemble en poussant de drôles de petits cris qui ressemblaient vaguement à des rires ou à des pépiement d’oiseaux. A ce moment précis, je ne bougeais plus du tout.
Je n'avais pas remarqué au départ, mais les fées jouaient avec un lapin. Elle lui tiraient les poils du museau. Cela n'avait pas l'air de lui déplaire. J'avais peur qu'elles m'aient vu, mais finalement non. Après un mouvement léger, le lapin, qui lui me vit s'enfuit d'un bond aussitôt. Au même moment, les fées se regroupèrent et me regardèrent. Je voyais qu'elles ne savaient que faire. De mon côté, je ne bougeais plus. Inutile de dire que j'étais trempé car l'orage n'avait pas faiblit. Je me retrouvais finalement dans la position que je redoutais au départ, allongé dans l'herbe. Les fées semblaient se parler. La pluie ne les touchait pas. On dirait que la lumière qui les entourait les protégeait des gouttes. Je ne comprenais évidemment pas un traitre mot de ce qu'elles se racontaient et pourtant ce langage me semblait familier. Les sons étaient très aigües et très faibles, un peu comme des petites souris. Ce n'était pas très agréable. De temps en temps, il y avait des hausses de ton et puis tout redevenait normal. J'étais là comme un idiot, 68 ans, allongé dans l'herbe, sous la pluie à attendre la décision de mesdames les fées. Au moment même où je me disais cela, je décidais de me relever. Toutes fées qu'elles soient, elles n'allaient tout de même pas m'en empêcher. Cela les cloua sur place et mit fin à leurs conciliabules. Aussitôt, l'une d'elle vola vers moi et m'ordonna avec une voix qui semblait venir d'ailleurs de me rasseoir. Cette fois j'avais compris.Cette voix était incroyable. Elle semblait sortir des profondeurs d'un gouffre. Comment un si petit corps pouvait produire un son comme celui-ci. Lorsque je fus assis, elle reprit la parole, cette fois avec une voix douce et légère. "Mortel, ce que tu as vu, tu n'aurais pas du le voir, en tous cas pas maintenant. Nous savons que ton cerveau ne pourra pas oublier cet instant, nous n'allons même pas essayer de te le faire oublier. Alors, que comptes-tu faire maintenant ? " "Je ne sais pas." C'est tout ce que je réussis à articuler. "Mortel, tu as le choix. Sois tu racontes ce que tu as vu. Auquel cas, personne ne te croira tu passeras pour un fou et nous disparaitrons de ton existence à tout jamais. Ou bien tu ne racontes rien à personne et nous nous reverrons prochainement. Nous nous connaissons déjà Louis Rossignol, même si tu ne t'en souviens pas. Nous savons que tu es un homme curieux. Aussi, nous te laissons le choix. Le choix ne fut pas difficile à faire. Quand on rencontre des fées, on n'a plus jamais envie de les quitter. Je ne comprenais cependant pas ce qu'elles voulaient dire par "nous te connaissons déjà". "Nous attendons ta réponse." Ma pensée n'était plus si rapide et j'avais du paraitre indécis. "J'accepte, j'accepte", hurlais-je. J'accepte de vous revoir et de ne rien raconter. A ce moment, je ne me rendais pas compte combien celà allait être compliqué. "Mortel, promets sur ton honneur." Et je promis. Une des fées me remit un pendentif censé m'apporter paix, prospérité, chance et félicité. Puis elles disparurent, leur petite lumière s'éteignant dans la pénombre de cette fin d'après-midi orageux. Je n'avais plus qu'à rentrer mon pendentif dans la poche et une formidable envie de tout raconter. Mais j'avais promis. La pluie s'était arrêtée quelques minutes après, faisant place à une douce chaleur qui s'annonçait étouffante pour le soir. VENDREDI 8 AOÛT Ce matin, j'ai été réveillé par un petit bruit au volet, un petit toc répétitif. Je pensais d'abord à un oiseau, mais les piverts ne s'attaquent pas aux volets. J'ouvrais la fenêtre. Elle était là ou plutôt, il y en avait une, une fée. Elle me dit de m'habiller et de la suivre. Il était tôt, cinq heures environ.J'avais toujours le porte-bonheur sur moi, et il me semblait, ces derniers temps, moins sentir mes vieilles douleurs. Il faisait encore nuit et c'était presque amusant de suivre cette flamêche bleue dans la nuit. Nous suivîmes la route un moment puis nous prîmes un sentier qui s'enfonçait dans les bois. Jusque là, j'arrivais encore à imaginer où nous nous trouvions : forêt des Bruges, premier chemin, bifurcation à gauche. Et après je ne sais plus. Un chemin, un sentier, une clairière, à nouveau le bois pour finir au pied d'un vieux chêne. Les fées étaient toutes là (du moins, c'est ce que je croyais). Elles couraient sur les mousses et voletaient de l'une à l'autre. "Le mortel, le mortel" criaient-elles. Cette nuée de loupiottes bleues me ravissait. L'un d'elle sortit du rang. "Sais-tu mortel que tu as mis la colonie en émois. Nous t'observons depuis plusieurs jours et nous savons que tu as tenu parole. L'envie est souvent si forte pour un mortel de parler... Tu as bien fait de tenir ta langue. Si tu avais parlé, les jours qui auraient suivi, tu aurais commencé à perdre la raison puis tu aurais fini fou. Ils sont nombreux dans les hopitaux pour déséquilibrés à avoir croisé notre chemin. Si l'intention t'en prends un jour, réfléchis bien. Nous traversâmes d'autres bois, je reconnus quelques endroits où je venais chaque année ramasser du muguet. Je connaissais bien cette forêt, mais là j'étais perdu. Je n'avais aucune idée de l'endroit où elles voulaient m'emmener. Mais la curiosité était trop forte. J'avais confiance. Mais peut-être avais-je tort. Nous finîmes par arriver dans une petite clairière au milieu d'une forêt de hauts sapins. Le sol était recouvert d'épines. Et là, où rien ne survit sauf quelques pauvres champignons, se trouvait une petite mare. Il y poussait toutes sortes de plantes assez rares dans cette région. C'était comme une oasis au milieu des bois. Toutes les fées étaient réunies autour. Elles n'étaient pas là pour moi évidemment. Non elles étaient là pour quelquechose de précis et semble t-il important. Elles avaient l'air d'attendre un événement particulier. Elles parlaient et chantonnaient. Elles bourdonnaient tel un essaim d'abeilles. Le jour n'allait pas tarder à se lever. Quand elles me virent, elle s'approchèrent et m'entourèrent. J'étais irradié de leur lueur bleutée. Leurs petites ailes me frolaient le visage. Soudain une première trouée de lumière traversa les arbres. A partir de ce moment-là, je n'éxistais plus. Toutes les fées s'envolèrent vers cette lumière et entamèrent une drôle de danse. Les rayons du soleil semblaient glisser sur elle comme l'eau d'une cascade. Et puis la lumière devint plus violente et je dus fermer les yeux. Lorsque je les rouvrais, la plupart des fées avaient disparu. On m'expliqua après, qu'elles étaient reparties en faérie, pays des fées. Il semble que les premiers rayons du soleil, dans certains endroits, servent de porte pour accéder au royaume des fées. Je me demandais, pourquoi moi, simple mortel, on m'avait permis d'assister à ce spectacle miraculeux. Je restais là de nombreuses minutes à regarder les dernières fées qui disparaissaient dans les bois. Ma rêverie se prolongea un moment, mais une fée vint me tirer de cet état et me parla. "Tu dois te demander pourquoi nous te montrons tout cela. Sache qu'autrefois, tu as bien agis pour les fées, et les fées t'en sont redevables." Je m'étonnais et me demandais bien de quoi elles voulaient parler. Je sentais bien cependant que je ne pourrais avoir plus d'informations cette fois-ci. J'osais demander son nom à la fée qui me faisait l'honneur de m'adresser la parole. Elle s'approcha de mon oreille et murmura "Maerope". Puis elle commença à me raconter tout un tas de choses. Certaines étaient claires, d'autres pas. Je comprenais qu'elle me parlait de sa vie, mais j'étais incapable de donner un sens à ce qu'elle disait. Cela me procura une douce sensation dans l'oreille qui finit par envahir tout mon corps et je m'endormais. Quand je repris mes esprits, toutes les fées avaient disparu. Je rentrais chez moi machinalement, sans trop savoir comment. Le chemin du retour était comme inscrit dans ma tête. Je fus à la maison en très peu de temps, contrairement à l'aller qui m'avait semblé durer des heures. J'étais assis dans un fauteuil quand il me prit soudain l'envie de dessiner. Cela n'avait aucun sens : un scarabée, ou plus précisément une lucane, une grenouille, une feuille, et un visage. Le tout parcouru de lignes et de points. Qu'est-ce-que cela signifiait ? D'où sortaient ces idées. Celà m'inquiétait. Les fées étaient sûrement pour quelquechose dans cette affaire. Ce dessin me hanta toute la soirée et je ne parlais plus. Une autre chose me préoccupait : qu'avaient-elles voulu dire par : autrefois tu as bien agi pour les fées. Je ne voyais absolument pas à quoi elles faisaient référence. SAMEDI 9 AOÛT Cette nuit, j'ai fait un rêve étrange. Je voyais un jeune enfant ramasser une fée par terre. Cela me réveilla et je gardais les yeux ouverts un moment. Tout cela commençait sérieusement à me perturber. Je me suis levé épuisé. Je vois ma sœur de plus en plus inquiète. J'ai fait la sieste et je me suis réveillé pour le dîner. Tout le monde a été aux petits soins. Des voisins sont passés en fin de soirée pour prendre de mes nouvelles. Dieu sait ce que ma sœur a encore été raconter autour. En tous cas, ce soir, je me sens mieux. Je suis remonté dans ma chambre et j'ai refait un drôle de dessin Je me suis arrêté en route, mais où m'aurait-il emmené celui-ci. Il y a une fée, un arbre , les point A, B, C et un début de scarabée. DIMANCHE 10 AOUT A quatorze heures, après le déjeuner, j'ai annoncé que je devais, cet après-midi me rendre aux Roches de Mazuras. Ma sœur et son mari m'on regardé éberlués, chacun se demandant sûrement ce que je pouvais bien vouloir aller faire la-bas. Moi-même, je me le demandais, car je n'avais aucune raison. J'avais juste un besoin impérieux. Ma sœur me rappela avec une certaine ironie que cela se trouvait à une quinzaine de kilomètres, chose que je savais. J'avais même décidé de lui emprunter son vélo. Arrivé sur les hauteurs de Mazuras, le temps s'annonçait menaçant, mais je savais que l'orage ne serait pas pour ce soir. A l'entrée du chemin, passé la petite chapelle et l'ancien cimetierre, je descendais de vélo et décidais de finir à pied. Les roches de Mazuras constituent un promontoir duquel on peut voir tous les environs. Cet endroit possède un charme très étrange, presque mystique, et ce déjà bien avant les débuts de cette histoire. Arrivé au bas des roches, je déposais ma bicyclette et finissais de grimper à pied. En haut, évidemment, Maerope m'attendait. "Te voila enfin. J'avais peur que tu n'entendes pas mon appel. Comment te sens-tu ?" Je lui répondais que tout allait bien mais que je commençais à avoir de drôles d'images dans la tête. Je lui parlais des dessins et elle me répondit simplement que c'étaient les connaissances qui entraient en moi. Elle me demanda si j'avais rêvé et je lui répondis que oui. Je lui racontais le rêve avec l'enfant et la fée. "Enfin tu te souviens." Je ne voyais pas ce qu'elle voulait dire. "Quand tu étais enfant, ne te souviens-tu pas d'avoir empêché le chat de la maison de dévorer une fée ?" L'épisode qu'elle me remémorait m'avait marqué, mais il ne s'agissait pas d'une fée. Dans la maison où j'avais passé mon enfance, il y avait un chat qui ramenait régulièrement des souris et des oiseaux morts. On l'avait surnommé Lucifer. Je me souvenais en particulier d'une fois où j'avais entendu des petits cris et des miaulements. J'étais sorti de la maison et j'avais surpris Lucifer avec un oiseau dans la bouche. J'avais du lui courir après pour l'empêcher de dévorer le pauvre volatile. Il avait failli m'échapper, mais je m'étais jeté sur lui juste avant qu'il ne sorte du jardin. J'étais revenu le pantalon déchiré, mais l'oiseau était sauf. "Es tu certain qu'il s'agissait d'un oiseau ?" "Bien sûr qu'il s'agissait d'un oiseau. Que veux tu que ce fut d'autre ?" "Réfléchis. Ferme les yeux et repense à ce moment." me dit-elle. Les images étaient floues. Je voyais Lucifer avec son oiseau. Je me voyais enfant, l'oiseau dans les mains. Je me voyais le poser sur le sol et je le voyais s'envoler. Maintenant que j'y pense, cet oiseau ressemblait plus à une libellule qu'à un oiseau. Enfin, ce n'était pas non plus une libellule. "C'était une fée." dit Maerope. La conversation dura un petit moment et elle finit par me convaincre.
Maintenant, je voyais Lucifer avec une fée dans la bouche. Elle m'expliqua que cette fée avait substitué dans mon esprit, son image à celle d'un oiseau. "Pourrais-tu m'expliquer pourquoi je suis là et pourquoi tu me racontes tout cela ?" "Tu es là parce que la fin est proche." Que voulait-elle dire ? "Je vais mourir?" "Je suis ici pour assouvir ton désir de connaissances." "Répons-moi, je vais mourir ? Je suis vieux, je peux l'accepter." "Non, ce n'est pas celà. Approche-toi." De nouveau, elle me parla dans l'oreille. Elle me racontait tout sur les fées et j'écoutais émerveillé. Le ciel n'existait plus. Le sol n'existait plus. Il n'y avait plus rien autour. J'étais fasciné et je voulais tout mémoriser pour tout écrire. Et puis à nouveau, je me réveillais seul au pied des rochers. J'avais du mal à respirer et une curieuse douleur dans le bras gauche. J'avais sûrement du m'endormir dessus. Plus de fée. Le ciel était noir, c'était la nuit. A cette heure, l'endroit était encore plus étrange. La lune éclairait les pierres blanches rassemblées sour le bois de sapin à l'entrée du chemin. Je passais devant, mon vélo à mes côtés. Ces pierres m'évoquaient des rites paiens, proches de la sorcellerie. Ces pierres avaient-elles un histoire. Je hatais le pas. Le cimetierre et la chapelle près de la route prenaient un sapect lugubre et j'avais hate d'être rentré. Le chemin du retour fut difficile. Heureusement, la lune éclairait la route. J'arrivais épuisé. Qu'est-il advenu de Louis Rossignol ? Un fait est certain, Louis Rossignol a disparu le vendredi 8 août 1928, date à laquelle son journal s'arrête net. A l'époque, les gens de St Dizier Leyrenne et des autres villages allentour ont fait des battues mais sans résultats. La Creuse est une région pratique quand on veut rester caché. Si l'on en croit son journal , les fées lui ont promis que s'il parlait il perdrait la raison. Evidemment cela est fantaisiste mais pas plus que le reste de cette histoire. En fait, ce n'est pas lui qui parle mais sa sœur et le résultat est le même. Maintenant on peut aussi penser que les fées n'existent pas, qu'il a tout inventé (peut-être était-il déjà fou quand il a commencé le journal) et qu'à 68 ans, il avait déjà perdu la raison depuis longtemps. Dans tous les cas, personne ne sait où il est passé et toutes les hypothèses sont envisageables.
|
|